Saison 10

MOI, COCHON D’INDE

Purée, tu ne vois pas à quel point tu fais cliché, Georgette ? Avec ton manteau en fausse fourrure (ou pire, de la vraie), tes escarpins rose pastel et ton masque assorti, ton sac à chaînette dorée et ta pose faussement lascive en plein milieu du trottoir ? Allez, pousse un peu ton popotin de pseudo-cocotte de luxe que je passe.

 

Mardi 20 avril 2021 # SEMI-CONFINEMENT NATIONAL  J+20

Baklavas. Mon péché mignon. Le seul, rayon sucreries. Et sur mon passage en allant au boulot, tout un étal me fait de l’œil chaque matin. Je résiste tant bien que mal mais je sens que je vais bientôt craquer. Faut juste que je me prépare mentalement aux terribles démangeaisons qui m’attendent à cause du gluten contenu, même en infime quantité, dans ces délices si tentants.

Plaisir vs peau en feu, match au sommet ! Mais je vais quand même ressortir mes moufles anti-grattage jusqu’au sang car ces baklavas…

Et comme par hasard, au boulot, y a un Monsieur Gluten et ses autotests de dépistage de l’intolérance à ne pas confondre avec l’hyper-sensibilité. Après un exposé en bonne et due forme, j’apprends que l’intolérance est héréditaire, inscrite dans les gênes donc à vie alors que la sensibilité relève de l’allergie, donc peut-être traitable…

Me voilà sujet-test. Cobaye, quoi.

Sinon, ce matin j’ai rencontré 100 kilos et 1 mètre au garrot placides et débonnaires :

Puis, trois trottoirs plus loin, j’ai rencontré 3 kilos et 25 centimètres au garrot teigneux et mal baisés :

Devinez lequel des deux m’a faite flipper en me jappant dessus et en voulant me chiquer un mollet tandis que je passais tranquillement à côté de lui ? Quelle merde, ces roquets à mémère. Je me dis que le mastiff rencontré juste avant doit en chier un comme ça tous les matins.

 

Toujours morne plaine au taf. J’attends encore un peu puis je vais secouer le cocotier. Formation sur SAGE, appels d’offres, je me fous de faire de l’assistanat commercial, voire du routage, du moment que j’arrête de peigner la girafe…

 

Et enfin, Bradley est en vie. Un peu inquiète ce matin, je lui ai envoyé un texto puis laissé un message vocal, il m’a enfin rappelée.

« Je suis désolé, je ne voulais pas t’inquiéter, ma chérie ! C’est jusque que je suis rentré dimanche soir et je me suis écroulé de fatigue. Ensuite je n’ai pas arrêté de courir, là je pars avec les garçons pour voir la maison et signer le compromis, je voulais attendre d’être moins dans le stress pour t’avoir au téléphone. Mais tout va bien, ne t’inquiète pas. »

S’il faut que je pleure désormais pour un minimum syndical de communication… Mais bon, j’étais heureuse d’entendre sa voix et c’est tout ce qui compte.

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