« Vos téléphones sont cassés ?! C’est quoi, votre problème ?!! »
Moi, de retour de vacances, furieuse contre Hector et Ma Nièce.
Jeudi 13 août 2026
Je suis furieuse.
Le plan était pourtant simple.
Ces deux morveux devaient rester chez moi pendant mes six jours de vacances, arroser les plantes et faire quelques petits travaux, notamment réparer la porte coulissante du garage et finir d’isoler le store.
Ils devaient même rester jusqu’à leur propre départ en vacances, une semaine plus tard. Et moi, je devais rentrer plus tôt de Normandie pour passer du temps avec eux, jardiner, bricoler, faire tout ce qu’on avait prévu de faire ensemble. C’était le plan.
Hier, je rentre. Personne. Et la maison…Vide et dégoûtante de crasse.
Ma Nièce a eu ses règles : serviettes hygiéniques sales laissées à traîner, draps tachés, couette tachée… Franchement ?!!
La cuisine ? Un champ de bataille. Vaisselle sale, cuisinière brûlée…
Les plantes ? Mourant de soif.
J’appelle. Pas de réponse.
J’envoie des messages. Pas de réponse.
Bon.
Direction le garage.
La porte coulissante a été repeinte.
Enfin une bonne nouvelle : disparue, la fameuse frise de pénis dessinée par Hector.
Parce que je leur avais effectivement dit qu’ils pouvaient tagger cette porte. Je m’attendais éventuellement à un doigt d’honneur, des maximes à la con, des dessins débiles…
Mais pas à une collection de pénis digne d’un gamin attardé de dix ans.
Bref. C’est repeint. Mais le sol aussi. Ainsi que le paillasson, pourquoi ne pas prendre 2 secondes pour le déplacer, hein ?! Donc, de la peinture partout où il n’était pas prévu qu’il y en ait, de la poussière de bois dans tout le garage, des outils éparpillés un peu partout…
J’ai commencé à être passablement agacée. Mais pas (encore) en rogne.
Et aujourd’hui, j’ai enfin réussi à les avoir au téléphone. Et j’ai appris pourquoi ils étaient partis dès mardi soir. Car il y avait…un frelon dans la chambre ! Oui. Un frelon.
Et apparemment, c’était de ma faute. Je me demande encore par quel fascinant cheminement intellectuel, mais passons.
Il y a aussi eu un « problème » avec la multiprise de ma télé. Ma Nièce a pris une châtaigne et, selon eux, c’était parce que j’avais branché une multiprise sur une autre.
C’est dangereux. J’aurais dû le savoir. Tout le monde le sait (tout le monde a bien sûr 25 prises murales dans le salon). J’aurais pu la tuer, vous savez. Ou mettre le feu à la maison avec eux dedans. Donc, de ma faute là aussi.
Sauf que… Je suis allée vérifier.
La multiprise en question est branchée toute seule sur une prise murale, aucune trace d’un court-jus et aucune autre multiprise n’est branchée dessus.
Ah. Et accessoirement, cette installation a toujours fonctionné comme ça sans aucun court-circuit. Depuis plus de 20 ans.
Mais le problème n’était même plus là. Le problème, c’est qu’ils sont partis mardi soir.
Sans me prévenir.
Sans un appel.
Sans un message.
Sans même un pauvre :
« On se casse, on t’expliquera plus tard. »
Rien.
Alors que moi, je rentrais plus tôt de mes vacances pour eux. Et là, j’ai vu rouge.
Qu’ils aient eu peur du frelon, qu’ils aient eu un problème électrique, qu’ils n’aient plus envie de rester, qu’ils aient décidé qu’il faisait beaucoup trop chaud pour bricoler…
Très bien.
Mais vous me prévenez.
Vous me dites que les plans ont changé.
Et moi, je peux décider de rester tranquillement quelques jours de plus en Normandie au lieu de rentrer pour retrouver ce bordel immonde.
Et puisque vous avez rencontré des « problèmes » chez moi, vous m’en parlez aussi.
Eh bien non.
Parce qu’ils avaient, eux aussi, un grief majeur à mon encontre : je ne les ai pas appelés pendant mes vacances pour prendre de leurs nouvelles. Donc ils ne m’ont pas appelée non plus.
Pardon ?!!
Je ne savais pas qu’à vingt ans, lorsqu’on prend son indépendance, qu’on vit en couple dans son propre appartement et qu’on vient passer quelques jours chez Tata, il fallait encore les appeler quotidiennement pour vérifier qu’ils allaient bien.
Et surtout, je ne savais pas qu’ils étaient cons à ce point.
Parce qu’à ce stade, ce n’est même plus une histoire de frelon, de multiprise, de peinture ou de ménage.
C’est une histoire de savoir-vivre.
On ne quitte pas la maison de quelqu’un chez qui on s’était engagé à rester sans le prévenir.
On ne laisse pas derrière soi un capharnaüm pareil.
On ne laisse pas crever les plantes qu’on s’était engagé à arroser.
Et on ne retourne pas ensuite la situation pour expliquer à la personne qui vous héberge que, finalement, c’est elle qui a merdé.
Deux petits cons ingrats, au QI plus bas que celui d’un cloporte, et d’une absurdité sans nom.
Je suis très déçue, je ne m’attendais pas à ça de leur part.
Bref, je ne veux plus rien avoir à faire avec eux.

