Saison 12

FOIE (trop) GRAS & CHAMBOULE-TOUT

« Dites-moi, pouvez-vous venir travailler la semaine prochaine ? »

Boss n°1 mardi dernier. Et Boss n°2 de renchérir : « On compte sur toi, c’est une mission très importante ! »

Le ‘Prévenez-moi à l’avance’ n’a pas fait son chemin dans leur tête, on dirait. Sans compter que mes oreilles bourdonnent encore de leur sonnage de cloches la veille de mon départ en vacances, justement à ce sujet-là.

 

Lundi 9 août 2021 # IM’PASSE SANITAIRE J+19

Me serais attendue à minima qu’ils me présentent tous les deux des airs de chien battu mais nada, que chi. Mais j’ai dit oui, surtout parce que mes plans de vacances à moi commençaient à prendre l’eau sérieusement. Donc, autant bosser.

Lundi dernier, j’avoue être revenue au bureau complètement déphasée après ma semaine en Vallée de Dordogne avec Bradley. Parce que c’était chouette. Globalement. Y a bien eu une ou deux fois où j’ai failli partir en le laissant en plan mais la perspective de faire du stop en rase campagne pour rallier la gare la plus proche a eu raison de mon courroux.

Non, c’est vrai, c’était vraiment bien. A tel point que l’on y retourne début octobre pour fêter nos ‘1 an’… Cucu la praline mais on assume. J’ai même laissé un avis sur Google :

Dans cette période si tensiogène, trouver une oasis où se ressourcer est une merveille de bonheur ! Tout était formidable : la cuisine, le vin, la piscine, les poules et les chats… mais le trésor de cet établissement au charme délicieusement suranné est sans nul doute ses hôtes : nous avons été accueillis comme à la maison, sans chichis ni manières mais avec une convivialité simple et authentique. Alors oui, tout n’est pas parfait mais qu’importe quand on vous sourit et qu’on est bichonnés comme nous l’avons été : on est chez des amis, on est heureux, tout simplement. Nous revenons bientôt. Signé : Bichette & Bradley

∞ Hôtel restaurant avec piscine en Corrèze à Meyssac en Périgord , bas Limousin (relaisduquercy.fr)

 

Bon. Je suis revenue gavée comme une oie dont pourtant je n’ai pas touché le foie (gras). L’omelette aux cèpes ou à la truffe, la Feuille du Limousin, le Carré Corrézien, le Rocamadour, les bières brassées localement et les excellents Triadoux et Pécharmant que j’ai découverts sans oublier la gnôle de noix, mon foie est prêt pour Noël avec cinq mois d’avance. Et ça se voit. Allez hop, à la diète la Bichette. Mais à la rentrée.

 

Dépaysée, bluesy, absolument pas la tête au boulot, je peux dire que j’ai bien morflé lundi dernier. Surtout quand j’ai vu la tonne de taf qui m’attendait. Et qu’il a fallu que je me fasse à travailler depuis le poste et le compte de Cameron qui est partie en vacances avec mon ordi et mon compte pour sa permanence back-office la semaine prochaine.

C’est décidément du grand n’importe quoi, cette boîte. Déjà pour quelque chose de prévu, c’est le bordel, alors que dire pour quelque chose d’imprévu comme une fermeture qui n’en est pas une ?… Alors oui, c’est compréhensible, les commandes flambent de partout mais si on ne peut pas les traiter, je ne vois pas trop l’intérêt.

Bref. Y a une nana qui est venue faire une pige à la logistique/export, comme elle connaît la maison depuis très longtemps, on ne se gêne pas pour la cuisiner et ce qu’elle nous dévoile au cours des pauses-déj est à figer d’effarement. Limite c’est trop gros pour y croire.

Bon, sans rentrer dans les détails, il est temps pour moi d’aller explorer d’autres prairies. D’aucuns diraient que je finaude après presque cinq mois en poste et un an auparavant au RSA. Mais si l’on ne donne pas les moyens de faire son boulot correctement, si les ordres de la Direction se croisent et se décroisent sans jamais se rencontrer, si les économies de bouts de chandelle ne se justifient plus et relèvent d’une compulsion maladive et si en plus les boss piquent des gâteaux dans le tiroir des employés, bah je dis stop.

J’attends déjà de voir s’ils reconnaissent les efforts et la bonne volonté dont je ne suis pas la seule à faire montre, soit par le versement d’une prime comme ils l’ont ‘promis’ à la voix et non par écrit, soit en ce qui me concerne par une récupération en temps. Cinq jours off à poser quand je veux, ça me va bien.

Et cette semaine que j’ai naïvement anticipé comme frisou-bidou, commence fortement à ressembler à l’infernal bordel de la semaine dernière. « Une seule mission pour Bichette… » mes fesses, oui !!! Et les bruits de couloir ne me rassurent pas le moins du monde, d’ici à ce qu’ils annulent aussi mes vacances semaine prochaine… Ah non ! Là j’ai des plans que je n’ai nullement envie d’annuler !

En effet, je pars vendredi après-midi juste après le boulot rejoindre Bradley et ses enfants au Normandy Beach. Eux y vont mercredi pour traverser toute la France samedi et rejoindre Connor et Cie dans le sud. Moi je reste quatre jours chez Miles et Joan pour ensuite redescendre chez Toto deux jours, retour au bercail le vendredi 20 pour un gros week-end que je vais certainement employer à faire du ménage et à… roupiller.

Quant à Bradley, il remonte le samedi 28 et restitue les enfants à son ex-femme le lendemain juste après leur 2ème injection du vaccin à tous les trois… Hé oui, il jurait ses grands dieux qu’il n’y céderait pas mais bon. Moi, ça m’arrange, comme ça je peux d’ores et déjà réserver le Relais du Quercy début octobre.

En parlant de 2ème injection… Autant la première ne m’a rien fait, autant la seconde vendredi dernier m’a littéralement tuée ! Le lendemain, j’étais un cadavre ambulant, j’ai même failli tourner de l’œil, je voyais des étoiles, la tête dans un étau, ne supportant ni son de plus d’une décibel ni lumière plus vive que celle qui filtrait par mes persiennes… J’avais surtout l’impression que mon corps allait se désagréger, j’avais mal absolument partout, une crise de fibro multipliée par 100 !

Et le soir venu, après quand même une boîte entière de paracétamol dans le sifflet, je pétais la forme. Trop bizarre. Bon, allez, ça c’est fait et dans quelques jours, je pourrai de nouveau aller boire une pinte en terrasse. C’est tout ce qui m’importe.

 

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